science et conscience

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                                                          Edito

abel"L'Humanité a devant elle des possibilités immenses. ...Depuis le Pas de la Réflexion, grâce aux étonnantes propriétés de l'artificiel qui, séparant l'instrument de l'organe, permet au même être d'intensifier et de varier indéfiniment les modalités de son action sans rien perdre de sa liberté, - grâce en même temps au prodigieux pouvoir de la Pensée de rapprocher et de combiner dans un même effort conscient toutes les particules humaines, nous sommes entrés dans un domaine complètement nouveau d'Évolution. ... Nous n'avons encore aucune idée de la grandeur possible des effets « noosphériques ». La résonance des vibrations humaines par millions ! ...Le produit collectif et additif d'un million d'années de Pensée ".

Teilhard de Chardin

 

lundi 6 mars 2006

Pierre Teilhard de Chardin - fins possibles...

Il paraît que nous arriverions à une impasse. Serait-il possible que la Noosphère atteigne son point de Saturation, où ses chances de succès ou d'insuccès seraient soit irréversibles soit indifférentes à l'Homme moderne toujours préoccupé de sa survie physique et de son bonheur corporel ?

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mardi 21 février 2006

Pierre Teilhard de Chardin - l'évolution à venir

L'Évolution, Teilhard nous assure, n'est pas arrivée à sa fin ; elle rebondit, dans le même processus d'enroulement sur soi ; mais cette fois comme une Évolution consciente d'elle-même, en donnant naissance à une nouvelle étape de la Noogénèse, qui ne s'est pas arrêtée après la création de la Noosphère. Bien au contraire, avec le surpeuplement de la Terre, la Noogénèse progresse, sous nos yeux aveugles, de saut en saut, vers l'avenir.

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mercredi 11 janvier 2006

Pierre Teilhard de Chardin - noogénèse et noosphère

Jésuite et paléontologiste français (château de Sarcenat, Puy-de-Dôme, 1881 - New York, 1955). L'œuvre scientifique de Teilhard de Chardin se situe principalement en Asie : découverte du sinanthrope (1929), explorations dans l'Inde, à Java, participation à la Croisière Jaune (1931, etc.). Ses écrits théologiques et philosophiques, interdits par l'Église de son vivant, ont été diffusés après son mort. Éclairés d'une vision synthétique du déroulement universel de l'évolution, ils mettent en valeur le phénomène de complexification cérébrale du phylum humain, aboutissant au surgissement de la conscience de soi (« pas »de la réflexion), puis à un réseau mondial de communication des pensées humaines, la noosphère, au cœur duquel agit le « Christ Évoluteur » et qui conduit l'humanité de façon immanente et transcendante tout à la fois, vers le « point Oméga » (royaume de Dieu).

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vendredi 2 décembre 2005

Fritjof Capra-physique occidentale et philosophie orientale

"On est conduit à la nouvelle notion d'une totalité continue infirmant l'idée classique de déconstruction du monde en parties existant séparément et indépendamment. Nous avons inversé la notion traditionnelle selon laquelle les "parties élémentaires" du monde en constituent la réalité fondamentale, et les divers systèmes sont seulement des figures et des combinaisons particulières et contingentes de ces parties. Nous dirons plutôt que l'interconnexion quantique de l'univers dans son ensemble est la réalité fondamentale et que les parties fonctionnant de façon relativement interdépendante sont simplement des formes particulières et fortuites à l'intérieur de cet ensemble."

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mercredi 9 novembre 2005

Fritjof Capra-la démarche scientique

Fritjof Capra, physicien, auteur de "Le Tao de la Physique":

"La connaissance et les activités rationnelles constituent certainement la majeure partie de la recherche scientifique, mais non pas le tout. La part rationnelle de la recherche serait, de fait, vaine si elle n'était pas complétée par l'intuition, qui donne aux scientifiques de nouveaux aperçus et les rend créatifs. Ces aperçus sont soudains et, d'une manière caractéristique, surviennent non pas lorsqu'on est assis à une table de travail, à résoudre des équations, mais lorsqu'on se détend dans son bain, durant une promenade en forêt, sur la plage,...

"Durant ces périodes de relaxation après une activité intellectuelle concentrée, l'intuition semble prendre la relève et peut produire l'aperçu lumineux et soudain qui procure tant de joie et de délices au chercheur."

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lundi 17 octobre 2005

Régis Dutheil-l'univers superlumineux

La thèse fondamentale développée par Régis Dutheil, physicien et biophysicien, et sa fille Brigitte, a pour objet la structure de notre conscience et celle de l'univers. Régis et Brigitte Dutheil notent que le dogme de la vitesse de la lumière est aujourd'hui remis en question par d'autres physiciens. Ils citent l'américain Feinberg qui, tout en préservant également la mécanique relativiste, postule l'existence, de l'autre côté du mur de la lumière, de champs de particules qui vont plus vite que celle-ci, jamais en deçà.

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jeudi 13 octobre 2005

Eckhart Tolle-la soumission

C'est seulement lorsqu'il y a complète soumission au maintenant, à ce qui est, que la libération est possible.

Je ne crois pas qu'une pratique spirituelle puisse nous amener à cette soumission complète. Elle arrive généralement dans la vie. Votre propre vie est le terrain où cela peut se produire. Vous vivrez peut être une soumission partielle, suivie d'une ouverture et cela vous conduira à vous engager dans une pratique spirituelle. Mais qu'on adopte une pratique spirituelle à la suite d'une révélation d'une certaine profondeur, ou qu'on se lance dans cette pratique pour elle-même, la pratique seule ne saurait suffire.

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mardi 11 octobre 2005

Eckhart Tolle-la nature du réel

Même lorsque je rencontre des gens ou que je me promène dans la ville, faisant des choses ordinaires, le monde m'apparaît comme des frémissements à la surface de l'être. Au dessous du monde des perceptions sensorielles et de l'activité mentale, il y a l'immensité de l'être. Il y a une vaste étendue, une vaste immobilité, et une petite activité frémissante à la surface, qui n'est pas séparée, tout comme les vagues ne sont pas séparées de l'océan.

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samedi 8 octobre 2005

Eckhart Tolle-transcender le monde

Transcender le monde ne signifie pas se retirer du monde, cesser d'agir ou d'être en relation avec d'autres. Transcender le monde, c'est agir et interagir sans qu'il y ait recherche de soi. En d'autres termes, cela consiste à agir sans chercher à améliorer l'image que l'on a de soi-même à travers ses actions et ses interactions avec les autres. Ultimement, cela signifie ne plus avoir besoin de l'avenir pour trouver sa complétude ou son identité.. On cesse de chercher à travers l'action, on cesse de chercher à améliorer, accomplir ou renforcer son sentiment de soi. Lorsque cette recherche cesse, alors on peut être dans le monde tout en n'étant pas de ce monde, on a cessé de chercher quelque chose au dehors auquel s'identifier.

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lundi 26 septembre 2005

Méditation? Définitions et variété des techniques.

La pratique de la méditation remonte à plus de 3000 ans en orient. Selon Walsh (1992), des fresques vieilles de 4000 ans représentant des personnages assis dans des postures de méditation ont été retrouvées sur les murs des cavernes indiennes. En occident, l’histoire de la recherche sur la méditation n’a guère plus de 75 ans. C’est un domaine d’étude controversé qui suscite des résistances mais alimente aussi la curiosité des chercheurs. En survolant l’histoire de la recherche sur ce thème en Amérique du nord, nous avons identifié certaines limites et difficultés qui sont liées aux aspects culturel et historique de la méditation. Premièrement, il existe de nombreuse techniques de méditation qui ont des liens étroits avec les traditions religieuses dont elles découlent. De plus, les descriptions ancestrales sont souvent subjectives et varient avec le vocabulaire des auteurs qui est aussi très différent du vocabulaire de la recherche empirique. Finalement, les phénomènes qui se produisent dans la méditation sont difficilement reproductibles, tout comme les résultats des différentes études dans lesquelles on ne prend souvent pas le soin de décrire précisément la technique dont il est question.

Extrait d'un article d' Alain Rioux, Psychologue.

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dimanche 25 septembre 2005

Ken Wilber et la psychologie transpersonnelle

En 1980, Ken Wilber, un théoricien incontournable en psychologie transpersonnelle, décrit avec précision un nouveau modèle d'évolution de la conscience humaine dans un article audacieux intitulé: "The Pre-Trans Fallacy". Dans cet essai, il compare quelques modèles de développement de la conscience dont ceux de Freud et Jung . Wilber propose un modèle différent qui sert de fondement à la psychologie transpersonnelle. Il ne rejette pas les conceptions freudienne et jungienne de la conscience humaine, il les intègre plutôt en reconnaissant l'apport particulier de chacune. Il définit un continuum évolutif plus complet qui nous permet d'établir des ponts entre la psychologie contemporaine tel que nous la connaissons et les traditions mystiques orientales.

Extrait d'un article d' Alain Rioux, Psychologue.

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mercredi 21 septembre 2005

Stanislas Grof et la psychologie transpersonnelle

Le terme « transpersonnel » créé par JUNG, vient du mot allemand «überpersonlich». Il caractérise la visée à la transcendance de la personne pour exprimer ce qui dépasse l’humain et appartient aux états non ordinaires de conscience ou états modifiés de conscience.

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mercredi 31 août 2005

Stéphane Lupasco-l'énergie

Pour Lupasco, ces deux propriétés de l'énergie, identité et différenciation, sont à la fois distinctes et cependant étroitement reliées. De ces deux énergies vectorielles naissent encore deux matières, l'une physique, l'autre biologique. Les deux matières, étant diversifiées, conduisent à une hétérogénéisation : elles créent tout ce qui existe.

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dimanche 28 août 2005

Stéphane Lupasco-et l'âme?...

Mais que devient l'âme ?. Est-elle, pour autant, dépendante de cette logique (billet précédent)? Non, dit Lupasco, l'âme n'est pas concernée par ces tensions créatrices. Elle n'est pas concernée par les phénomènes, par la complexité de la Manifestation.

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mercredi 24 août 2005

Stéphane Lupasco-la logique du contradictoire

Lupasco nous introduisait dans le creuset alchimique d'une science et d'une philosophie rigoureuse qui, par une sorte de logique interne, parvenait à ouvrir les plus grands horizons. Insensiblement il nous faisait comprendre la nature du miroir, mais aussi à pressentir ce qu'il y a de l'autre côté du miroir. Il fallait un autre regard. Car dit-il, "s'il n'y a de démarche que scientifique, les acquisitions théoriques de la connaissance constituée, n'y répondent plus".

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lundi 18 juillet 2005

méditation et neurosciences

Le Massachusetts Institute of Technology a tenu un symposium en présence du Dalaï Lama et de neuroscientifiques réputés pour discuter des bienfaits de la méditation sur la santé.

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samedi 16 juillet 2005

vacuité et énergie

Nous gaspillons notre énergie en l'utilisant mal, constamment pris par nos pensées et nos occupations. Le cerveau est actif, même pendant le sommeil. Nous avons une énergie incroyable. Regardez ce que nous avons fait dans le monde : construisant et détruisant, escaladant les plus hauts pics et plongeant dans des eaux profondes, fabriquant l'avion à réaction qui vole au-dessus de nos têtes à haute altitude et à grande vitesse, donnant naissance, et les meurtres, les luttes et les complots. Extérieurement, nous avons réalisé de grandes choses, en polluant et en préservant. Intérieurement, nous nous préoccupons perpétuellement de nous-mêmes, de nos problèmes, de nos peurs et de nos souffrances, nous sommes en lutte, sous la contrainte, toujours en conflit.

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lundi 11 juillet 2005

Jean Charon - Les éons

Jean Emile Charon était un physicien français mondialement connu. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, essais et articles scientifiques ou de philosophie scientifique.(L’être et le verbe, L’Ésprit, cet inconnu, J’ai vécu quinze milliards d’années, Mort voici ta défaite, l’Esprit et la Science, Etc..). Après sa mort, ses dernières notes furent publiées sous forme de testament spirituel sous le titre "Et le divin dans tout ça ?". Il était l'un des physiciens qui se sont mis à parler de l’esprit et de la conscience en disant que nous sommes faits de matière et d’esprit et qu'il est donc nécessaire d’avoir sur le problème de l’Esprit des notions aussi scientifiques que celles que l'on a sur la Matière.

Merci à Jacques Prévost pour ses excellents articles sur son site "Arts et Sciences, Hommes et Dieux".

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jeudi 30 juin 2005

champs morphiques et mesures

Le projet de conscience globale (GCP) Roger Nelson, qui travaillait jusqu’au milieu de 2002 au laboratoire PEAR, eut alors l’idée de ne plus se limiter à ne scanner que des formes de conscience séparées, mais de vérifier s’il existe également une conscience globale et si celle-ci est également mesurable.

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mardi 31 mai 2005

Jean Klein - La conscience et le monde

Celui qui a atteint sa pleine maturité, qui se connaît sciemment, ne se pliera pas nécessairement aux conventions sociales. Un tel être agira au bon moment, suivant ce que la situation indique, sans que personne ne soit lésé d'une quelconque façon. Si vos actes sont régis par vos désirs, vous n'avez aucune espèce de liberté. Par contre, si vous faites ce que réclame la situation, vous faites ce qui est juste, et vous et votre entourage êtes libres.

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mardi 26 avril 2005

Krishnamurti - se libérer du connu

Quand l'homme percevra le mouvement de sa propre conscience il verra la division entre le penseur et la pensée, l'observateur et l'observé, l'expérimentateur et l'expérience. Il découvrira que cette division est une illusion.

Jiddu Krishnamurti naquit en Inde en 1895, et fut pris en charge à l'âge de treize ans par la Société théosophique, qui voyait en lui "l'Instructeur du monde" dont elle avait proclamé la venue. Très vite Krishnamurti apparut comme un penseur de grande envergure, intransigeant et inclassable, dont les causeries et les écrits ne relevaient d'aucune religion spécifique, n'appartenaient ni à l'orient ni à l'Occident, mais s'adressaient au monde entier.

Répudiant avec fermeté cette image messianique, il prononça à grand fracas en 1929 la dissolution de la vaste organisation nantie qui s'était constituée autour de sa personne; il déclara alors que la vérité était "un pays sans chemin", dont l'accès ne passait par aucune religion, aucune philosophie ni aucune secte établies.

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dimanche 17 avril 2005

Karl Pribram, cerveau et univers holographiques

Karl Pribram et David Bohm ont mené respectivement des recherches sur des axes différents et ont abouti à la même conclusion : l'univers n'est qu'une gigantesque illusion, c'est un hologramme.

Les théories de Pribram, comme celles de Bohm, portent un regard neuf sur le monde: nos cerveaux construiraient une réalité "concrète" irréelle et la réalité objective n'existerait pas.

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dimanche 13 mars 2005

David Bohm, ordre implié et holomouvement

Selon Bohm, le monde matériel, tel que nous le percevons à travers nos sens et avec l'aide d'instruments variés qui étendent la portée de nos organes sensoriels, est seulement un aspect de la réalité qu'il appelle l'ordre déplié ou développé. La matrice qui le génère, c'est-à-dire l'ordre implié ou inveloppé, n'est pas normalement accessible aux sens ni à l'investigation scientifique directe ; en plus Bohm insiste sur la nature dynamique et le flux continu de l'Univers. A la fois la mécanique quantique et la théorie de la relativité impliquent clairement que la relativité doit être comprise, non comme un assemblage d'objets ou entités séparées, mais comme un processus de plénitude indivise en état de flux et de changement constant.

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mercredi 9 mars 2005

Jung, Pauli et la synchronicité

Nous avons tous eu l’occasion d’entendre, ou même de vivre des « synchronicités ». Sous ce terme quelque peu technique, on retrouve de nombreuses expériences où les coïncidences jouent une part prépondérante. Coïncidences, certes, mais pas n’importe quel type de coïncidences.

Vous vous posez une question tout en entrant dans une librairie, vous prenez un livre au " hasard " et en le feuilletant vous avez un début de réponse à votre question.

Qui n’a pas un jour pensé à un ami perdu de vue et, au même instant, recevoir son appel téléphonique? La synchronicité peut se définir comme « une occurrence simultanée de deux événements liés par le sens et non par la cause ». Deux événements que rien ne semblent reliés mais qui, associés, prennent une signification dans la conscience du témoin.

Carl Gustav Jung, célèbre psychologue, et Wolfang Pauli, prix Nobel de physique mirent en évidence ce concept de synchronicité. Jung, après sa rupture avec Freud, concentra ses recherches sur l’esprit et l’inconscient dans lesquels, au plus profond apparaît un fondement universel à l’origine de la matière et de l’esprit. Cette intuition sera étayée par la lecture de textes anciens, l’alchimie, et par les rêves de ses patients. Pauli quant à lui démontra l’existence d’un modèle abstrait, qui se trouve caché sous la surface de l’atome et détermine son comportement d’une manière non causale.

Jamais la « réalité » ne semble aussi bien se jouer de nos probabilités, de notre logique, de nos certitudes. Les « pieds de nez » à la raison frappent par l’agencement des coïncidences, par la manipulation qui semble s’exercer (par quoi ? par qui ?) sur les événements. La probabilité que de telles expériences puissent se produire est très faible. Et cependant, elles sont innombrables.

De nombreux témoins, et parmi eux des témoins de NDE (Near Death Experience ou expérience de mort imminente), affirment que les synchronicités se sont multipliées depuis leur expérience.

Les synchronicités sont partout. Déroutantes, elles le sont très souvent.

Alors ? Simple jeu de l’esprit ? Anecdotes sans conséquences ? Les synchronicités capturent notre sempiternel « hasard » que nous collons à toutes les coïncidences pour nous inviter à revisiter quelques définitions peut-être dépassées que nous donnons au temps, à l’espace, à la « réalité ». Et s’il devait exister une énigme contemporaine quasiment ignorée, c’est bien la synchronicité.

Vivre dans la Synchronicité c'est constater que l'on peut avoir des réponses à nos questions par l'intermédiaire par exemple du monde extérieur (les rencontres par exemple), d'un Oracle comme le Yi King ou le Tarot.

lundi 7 mars 2005

La causalité formative...suite.

Cette théorie du biologiste Ruppert Sheldrake suggère que la nature des choses dépend de champs - des champs morphiques. Chaque type de système naturel possède son propre type de champ ; il y a un champ pour l'insuline, un champ pour le hêtre, un champ pour l'hirondelle, etc. Ces champs façonnent les différents types d'atomes, de molécules, de cristaux, d'organismes vivants, de sociétés, de coutumes et de modes de pensée.

Les champs morphiques, sont connus de la physique. Ils sont des régions d'influence non matérielles s'étendant dans l'espace et se prolongeant dans le temps. Quand un système organisé particulier cesse d'exister - lorsqu'un atome est désintégré, qu'un flocon de neige fonds ou qu'un animal meurt - son champ organisateur disparaît du lieu spécifique où existait le système. Mais dans un autre sens, les champs morphiques ne disparaissent pas ce sont des schèmes (des logiciels sans supports) d'influence organisateurs potentiels, susceptibles de se manifester à nouveau, en d'autres temps, en d'autres lieux, partout où et à chaque fois que, les conditions physiques seront appropriées.

Quand c'est le cas, ils renferment une mémoire de leurs existences physiques antérieures.

Le processus par lequel le passé devient présent au sein de champs morphiques est nommé résonance morphique. La résonance morphique implique la transmission d'influences causales formatives à travers l'espace et le temps.

La mémoire au sein des champs morphiques est cumulative, et c'est la raison pour laquelle toutes sortes de phénomènes deviennent de plus en plus habituels par répétition. Lorsqu'une telle répétition s'est produite à une échelle astronomique sur des milliards d'années, comme ce fut le cas pour d'innombrables types d'atomes, de molécules et de cristaux, la nature des phénomènes a acquis une qualité habituelle si profonde qu'elle est effectivement immuable, ou apparemment éternelle.

Toutes ces réflexions sont en contraste flagrant avec les théories orthodoxes en vigueur, il n'existe rien de semblable à la résonance morphique, dans le cadre de la physique, de la chimie ou la biologie contemporaines ; les scientifiques ont, en général, tendance à considérer les champs connus de la physique comme gouvernés par des lois naturelles éternelles.

Or, les champs morphiques se manifestent et évoluent dans le temps et l'espace ; ils sont influencés par ce qui s'est réellement produit dans lé monde. Les champs morphiques sont envisagés dans un esprit évolutionniste, ce qui n'est pas le cas des champs connus de la physique. Ou tout au moins, ce n'était pas le cas jusqu'à ces derniers temps.

Jusqu'aux années 1960, les physiciens ont cru, pour la plupart, que l'univers était éternel - l'univers, mais aussi les propriétés de la matière et des champs, ainsi que les lois naturelles. Ces éléments avaient toujours été et seraient toujours identiques à eux-mêmes. Mais on considère désormais que l'univers est né à la suite d'une explosion primitive. il y a quelque quinze milliards d'années, et qu'il n'a cessé de croître et d'évoluer depuis lors.

Aujourd'hui, la physique théorique est en pleine effervescence. Des théories relatives aux premiers instants de la création voient le jour. Plusieurs scientifiques avancent des conceptions évolutionnistes de la matière et des champs, d'un type novateur.

Le cosmos apparaît plus comme un organisme en pleine croissance et en pleine évolution que comme une machine éternelle. Dans ce contexte, des habitudes sont sans doute plus naturelles que des lois immuables.